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la femme
"Personnalité forte, femme de caractère, Annie-Françoise Crouzet a su, dans un univers d’hommes, imposer sa perception des vins, sa sensibilité, mais aussi son franc-parler. Cette Ardéchoise appellation Saint-Joseph comme elle aime à le dire, est depuis de nombreuses années l’ambassadrice des vins français dans le monde entier. Passionnée par les bons crus et pédagogue dans l’âme, elle répond toujours présent aux nombreuses sollicitations qui lui sont adressées."
C’est ainsi qu’on me décrit !
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Formation
Née en Ardèche en 1948 "dans l’appellation Saint-Joseph" - je tiens à le préciser - je m’intéresse au vin dès mon jeune âge. Petite fille d’un vigneron et d’un boulanger, j’ai toujours aimé le vin et le pain, et c’est donc très naturellement que je décide de poursuivre des études au réputé lycée hôtelier Lesdiguières de Grenoble.
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Premier métier
Je retourne dans mon pays ardéchois et ouvre avec mon mari cuisinier un hôtel-restaurant, "L’Auberge du Ternay" à Saint-Marcel-les-Annonay. Je deviens également déléguée consulaire à la chambre de commerce d’Annonay, puis l’une des responsables du syndicat de l’hôtellerie d’Ardèche.
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Enseignement
Après la vente de mon restaurant en 1979 je m’oriente vers l’enseignement, une de mes premières passions - j’avais jadis songé à devenir professeur d’anglais - et occupe plusieurs postes dans différents établissements dont l’Institut Vatel à Lyon et l’école hôtelière de Tain l’Hermitage. Deux ans plus tard en 1981 je reprends des études à Clermont-Ferrand en marketing et gestion en hôtellerie, puis obtiens un diplôme en élaboration et commercialisation des vins et spiritueux à Montpellier. En 1988, je me présente au concours du meilleur "Nez" Mondial à Bruxelles où je me classe 4ème.
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Reconnaissance
J’enchaîne alors les déplacements à l’étranger et deviens ambassadrice du vin français. Japon, Brésil, Etats-Unis, Allemagne, Suisse, Italie... beaucoup d’invitations et de conférences dans le monde entier, parmi lesquelles par exemple des soirées-découverte des vins français pour l’ONU chez Marc Veyrat.
Je poursuis mon métier d’enseignante en Haute-Savoie où je suis responsable de formation en sommellerie au CFA de Groisy. La plupart de mes anciens élèves sont maintenant chefs sommeliers dans des établissements renommés, et je ne suis pas peu fière d’avoir vu un de mes élèves, Benoît Trottet, devenir en 2005 le meilleur élève sommelier de France lors du 13ème Grand Prix Michel Chapoutier.
De nombreuses distinctions au fil de mon parcours : marraine du Chablis, Dame de la Jurade de Saint-Emilion, membre de la Confrérie des vins du Bugey, du super jury du Guide Hachette, Grand Chevalier de la Confrérie du Saint Péray, Compagnon du Beaujolais, du Saint-joseph de Rochevine, Confrérie des Hospitaliers de Pomerol. et surtout maître-sommelier au sein de l’UDSF (Union De la Sommellerie Française) depuis 1994.
Eh oui, malgré les évolutions, le vin reste un métier d’homme : pour exercer ce métier en étant une femme, il faut être forte et savoir se faire respecter. Un respect que je pense avoir gagné grâce à mes compétences mais aussi grâce à mon franc-parler !
